Se dire...

 

Cela fait maintenant deux ans, que je cherche le chemin pour me dire. Me dire ? Dire qui je suis. Me montrer, telle que je suis.
C’est un vrai défi pour moi.
D’abord, qui suis-je ?


Un parcours scolaire, universitaire, professionnel ? Des rôles, maman, entrepreneure, sœur, fille, compagne? Mes actes ? Mes créations ? Des souvenirs passé, le présent, un éventuel avenir ?

 

Je ressens une pression intérieure intense, voire même extrême. C’est impérieux. Et en même temps, une part de moi me souffle : «Enfin, tu ne vas pas montrer tes fesses sur internet !» (Non, je ne le ferai pas...)


J’ai essayé d’étouffer cette tension. L’ignorer. Mettre un gros coussin dessus. J’ai rusé aussi : à l’heure où j’écris, j’ai demandé à mes clients de me faire part de ce qu’ils perçoivent de moi. Joli détour.

 

Peur intense. Si intense, que même pendant une séance d’énergétique chinoise, les points sensés donner mon état général restaient muets. Ne rien montrer de moi.


 Alors j’ai cherché, la racine, la source de cette peur. Et j’ai trouvé.*

 

 

La Mort.
J’ai une croyance profondément ancrée :
si je me montre, si je me révèle, si je dis ma vérité et ma vulnérabilité, je vais être frappée et mourir.
Bon, bon, bon…  Et du coup cela entraine quoi ?
Ça entraine la procrastination. Mon canapé m’aime.
Ça entraine le fait de se conformer aux désirs de l’autre.

Çà entraine l'envie d'être seule, pour être moi.
Ça entraine l’intégration de valeurs, ou plutôt préjugés, de la société.
Çà entraine le perfectionnisme, dans tous les domaines.
Çà entraine une foule de comportements basés sur la peur.

Je me nie.

 

 

Alors, la Mort ou la Vie ?

 

 

La Vie.
Je choisi la Vie.
De dire qui je suis, d’apporter mon témoignage d’une vie sur cette Terre.
Une vie pleine, unique et multiple.
Puissante. Vulnérable. Incarnée.

 

 

 

 

Et toi ?

 

Oses-tu dire aux autres ce qui te fait vibrer, ce qui ne te convient pas ? Demander ce qui te ferait plaisir ? Faire respecter tes limites ?

Ton partage est précieux, mets-le en commentaire.

*Si tu souhaites un accompagnement pour déloger les peurs et croyances sur lesquelles tu conditionnes ton existence,
contacte moi.


Commentaires: 4
  • #4

    melanie (vendredi, 08 février 2019 11:27)

    C'est doux de te lire.
    Et tes mots me parraissent si proches.
    Depuis quelques mois, je la cotoie, de face et à mes cotés, cette peur. je la vois, je la vis, je la regarde.
    C'est comme un rituel, un passage, une digestion.
    C'est bon, libérateur, même dans les profondeurs du doute et de l'insécurité.
    A l'écouter et la considérer, je m'ouvre avec amour.

  • #3

    Laure Werlé (jeudi, 07 février 2019 20:02)

    Merci Joanne et Delphine!

  • #2

    Joanne (jeudi, 07 février 2019 16:38)

    Je ronronne de plaisir à te lire.
    Encore une fois, merci de montrer la voie !

    Apprendre à dire non est plus subtil qu'il n'y paraît et je suis heureuse d'arriver à cette étape. J'en arrive à me dire aussi. Peu à peu.

    A bientôt ! ...à tout de suite !

  • #1

    simon Delphine (jeudi, 07 février 2019 14:55)

    Bonjour!

    Merci pour ce texte qui me ressemble et qui m' inspire! Je me trouve à la croisée des chemins avec un besoin de construire enfin des projets enfouis... Il me semble que cela en moi devient un besoin impérieux de réaliser, de me réaliser pleinement et de me dire...
    Une amie m a conseillée de parcourir votre site pour m'aider peut-être à passer le pas, et dépasser mes peurs... Belle journée!
    Delphine